Équilibre vie perso/vie pro , avec ou sans télétravail ?

Le télétravail, Marc n’en voulait pas, mais, comme il lui a été imposé par sa boite depuis mars, il découvre avec joie les plaisirs de petit-déjeuner avec sa famille même en semaine, de pouvoir amener ses enfants à l’école et de renouer avec l’ambiance générale produite par ses 3 garçons ; il commence à « comprendre sa femme » (sic). Le seul hic, c’est son poste, installé pour l’instant dans la chambre conjugale, faute de place ailleurs, sur un petit plan de travail très peu ergonomique.

Stéphanie, elle, apprécie de pouvoir s’adonner des journées entières à son passe-temps favori, son jardin. L’organisation de son télétravail lui permet de travailler le soir et une bonne partie de la nuit. Elle ne verra que peu à peu son sommeil et son humeur en pâtir.

Tel couple, encore, vient me voir récemment et me raconte la charge mentale créée chez l’un et chez l’autre par cette nouvelle organisation de télétravail, qui doit nécessiter de jongler entre travail, enfants, repas, courses supplémentaires, déséquilibrant le fragile équilibre trouvé jusque-là pour leur famille. Le point positif qu’ils relèveront, c’est qu’ils peuvent choisir un jour commun pour télétravailler et profiter que les enfants soient à l’école pour manger ensemble le midi, à l’extérieur ou chez eux et à leur rythme, et retrouver par là un peu d’intimité de couple.

Jusque-là, j’organisais des ateliers équilibre vie pro/vie perso auprès d’un public de créateurs d’entreprises qui, très souvent à leur début, démarrent leur activité depuis leur domicile. Cela permet de mettre en lumière différents travers liés à cette présence du travail à la maison.

Aujourd’hui, dans la crise sanitaire que nous traversons et qui voit s’étendre peu à peu la pratique du télétravail, ne serait-il pas pertinent que les entreprises puissent proposer un temps de réflexion autour de cette question pour penser à un nouvel équilibre qui tienne compte du conjugal, du familial, du personnel, du professionnel, de l’ergonomie pour un bien-être au travail ?

 

 

Véronique Grimaud

Véronique Grimaud Conseil Conjugal et Familial Soutien à la relation et communication en couple et en famille Entretiens individuels, en couple ou en famille Consultation à Compiègne en présentiel et en visio dans toute la France

Follow:
  • From Des jam on De la relation

    Ça y est. J ai décidé d être désagréable avec ma boulangère pour me concentrer en aimabilité avec mon conjoint

    Go to comment
    2014/04/16 at 2:09 pm
  • From Conseiller conjugal et familial et Thérapeute de couple on Le Conseil Conjugal et Familial, Pour Qui, Pourquoi, Quand et Comment ?

    Vidéo intéressante sur notre métier !

    Go to comment
    2014/04/12 at 7:53 pm
  • From Florence on à la recherche de l'amour ou d'un "médic-amant" ?

    Moi cela ne me choque pas tout à fait. Dans notre société, la plupart des bébés, bambins et jeunes enfants ont un “doudou” et/ou une tétine qui sont en réalité des substituts de la maman. Le doudou est si important que certains parents vont jusqu’à acheter le même en 3 exemplaires au cas où l’un serait perdu, mis à laver ou autre. Cet objet est capable de rassurer voire même servir de consolation à un enfant malade, blessé, triste etc. Alors, une adulte qui souhaite une peluche, cela pourrait être la suite logique des doudous, non ?

    Go to comment
    2013/10/29 at 8:48 pm
  • From Une voix féminine fort consonante : Perrine de Prémare | UN MÂLE POUR UN BIEN on PERRINE DE PREMARE

    […] Où sont les hommes ? » demande justement Perrine de Prémare, une des fondatrices du blog collectif Relationaide.com, en consonance totale avec un des propos de […]

    Go to comment
    2013/10/22 at 12:15 pm
  • From Eléonore on Les talents

    Merci Claire pour cet article très intéressant ! Toi, en tout cas tu l’as découvert ton talent 🙂

    Go to comment
    2013/10/15 at 8:16 pm
  • From bruno on Les enfants du divorce

    Bonjour, il faut je pense etre extremmement vigilant sur le comportement de l enfant apres le divorce car selon les familles, le milieu social, la religion, la communication au sein des familles, l enfant peut vivre le divorce de facon tres traumatisante. Dans mon cas, j avais 12 ans et je l ai mal vecu. Au lieu d exprimer la colere que je ressentais, l incomprehension de ce gachis, j ai pris sur moi et ai vecu avec cette melancolie cachee pendant 15 ans. J ai vecu sans projet de vie, sans ideal de couple. Le divorce ne s est pas bien passe car mes parents ne se parlent plus, mon pere nous questionnait suite au divorce sur les frequentations de ma mere. Ils auraient pu rencontrer un mediateur pour les aider. Je leud en veux pour ca..de nous avoir jamais expliquer vraiment la cause de leur mesentente qui est venue tout d un coup. C etait lie a une histoire de cul, ca fait mal d etre au milieu de ca au moment ou nous enfants avions besoin de stabilite pour devenir adolescent. Moi j ai ressenti de la culpabilite envers mon pere qui ne s est jamais remi en couple. Sale histoire…quand ca se passe comme ca je conseille a l enfant d attendre sa majorite et de faire sa route. Et revenir quand il le sent pour retrouver sa famille en paix avec lui meme.

    Go to comment
    2013/10/04 at 12:03 pm
  • ...-->
    Pas de commentaires pour le moment

    Vous ne pouvez pas poster de commentaire pour le moment