Le syndrome Bree van de Kamp

Le syndrome Bree van de Kamp

«Je suis usée, fatiguée, j’ai une énorme « charge mentale ». (Profitez-en, c’est à la mode !) Je dois tout gérer, j’ai l’impression qu’en famille on se fiche pas mal de tout le travail domestique que j’accomplis. Je passe mes journées à laver, ranger, astiquer, balayer, réparer, cuisiner… J’ai si peu d’aide et de mercis »

Deux choses me frappent : une grande lassitude face à la tâche et un besoin de reconnaissance.

Attention à l’épuisement du « faire», n’être que dans l’agir, dans le perfectionnisme. Dans quel but ? Il ne s’agit pas d’être parfaite, dans une maison parfaite où tout brille du lavabo aux mains des enfants, où tout reluit, des chaussures bien cirées aux dessus des étagères ! Telle une Bree van de Kamp, ce personnage de la fiction «Desperate Housewives» qui est toujours impeccable de la pointe du brushing jusqu’au bout des cuticules et qui concocte des mets forcément divins dans une cuisine rutilante et les sert dans une salle à manger immaculée avec un couvert digne de Nadine de Rothschild !

Mais quel est le sens de cette hyperactivité ? S’il y a usure, ne faut-il pas s’interroger ? Est-ce que je m’agite pour l’action ? Parce qu’il faut bien le faire ? Ou bien, y a-t-il un sens : être au service, faire tourner la maison pour le bien de ses habitants ? Auquel cas il me semble nécessaire de lâcher un peu prise pour qu’une ambiance plus conviviale règne. Mieux vaut une maman de bon poil que des toilettes  intégralement désinfectées ! Une femme épanouie (ou au moins reposée) qu’un pantalon à pinces sans faux plis !

Il se peut aussi que vous ayez besoin d’un peu de reconnaissance pour le travail que vous effectuez. Tout travail mérite salaire et ce salaire ce sont des mercis, des sourires, des petits coups de main ou tout simplement qu’il soit remarqué : «Oh ! tu as rangé ma table de nuit, c’est gentil !».

Pour cela, pensez à déléguer, même si c’est mal fait ou fait différemment. Faites confiance aux autres et essayez d’accepter vos limites. Priorisez vos objectifs (qu’est-ce qui est vraiment important, urgent ?) et pour le reste  «procrastinez*» un peu !

 

Perrine de Prémare.            Conseil conjugal et familial. Yvelines.

*La procrastination est la tendance pathologique à tout remettre au lendemain

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *